302 MEMOIRES POUR L’Hl STOIRE<íes bras ; j ai pressé le corps de cet insecte, ayant attentionde tenir ía partie postérieure fixe, afin que tout i’efsetde ía pression sût vers la partie antérieure. Quoique jepressasse doucement, bientôt j ai vû la cavité du boutantérieur disparaître; des parties comme charnues se fontprésentées pour la remplir; ces parties se font élevées audessus de fendrait où etoit le bord de la cavité ; là ellesont pris une convexité considérable; Sc cette convexité aété bientôt aisée à reconnoître pour ía tête de la nym-phe ou de la mouche : cette tête étoit très bien formée,toutes ses dépendances étoient très - distinctes ; les yeux,les antennes, la trompe, s’y trouvoient, & étoient ausiivisibles qu on le pouvoit souhaiter. En même temps lesjambes font devenues plus longues; non-seulement j'enai vû paraître des portions qui étoient cachées aupa-ravant , mais leur partie qui étoit visible avant la pression,a pris plus de relief; il en a été des ailes comme des jam-bes. L/augmentation de relief étoit dûe à la liqueur quiétoit forcée de pénétrer dans certaines parties; on íavoyoit frire des bulles lorsqu’elle entroit dans les ailes.Enfin, fur le champ j’ai fait une nymphe, j’ai ache-vé fur le champ la seconde transformation de cet inse-cte, qui n’eût dû être accomplie qu’en plusieurs jours.
Ce n est que peu à peu que la nature exécute ce quej’ai fait trop brusquement, &I’insecte s en trouve mieux.Les parties les plus essentielles à la nymphe Sc à Ia mou-che, Sc celles dont nous sommes le plus frappés, com-me la tête, les ailes, les jambes, Sc c. font donc logéesdans la cavité du corps du ver qui na encore subi queíà première transformation ; elles y font chacune ave cleur enveloppe, car elles en sortent avec ces envelop"pes. II en est de toutes ces parties comme des doigtsd’un gand qui seraient enfoncés dans la main dug alK * ;