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Tome quatrième.
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308 MEMOIRES POUR L’HlSTQIREçoient à se colorer, enfin toutes les parties de ia mouche,étoient alors très-distinctes. Les derniers jours, .le 13, le14 & le iy, n’ont plus eu de changemens notables à<m’offrir. Les parties n’avoient besoin que d’achever de.prendre de la consistance. L’insecte n’avoit plus besoinque de se fortifier pour être en état de se tirer de sa coque.,L’état de faiblesse dans lequel il reste jusqu’à ce que cemoment soit assés près d’arriver, est si grand que toutes les.nymphes que j ai tirées des coques la veille, du jour oùlesautres se font tirées des leurs d’elles-mêmes, & qu elles enfont sorties mouches , que toutes les premières nymphes,dis-je, étoient absolument incapables de mouvement;quelque saines & entières qu’elíes fussent, on ne pouvoitles déterminer à se donner la plus legere agitation; jetoistenté de les croire toutes mortes, Ôl je n’ai été con-vaincu qu’elles étoient vivantes que lorsque j’ai vu sortir,les mouches des coques que je n’avois point ouvertes..Mais lorsque j’ai ouvert la coque le jour même où ladernière métamorphose devoit se faire, j’ai vu que la.nymphe se donnoit des mouvemens dont nous ne par-lerons que dans le Mémoire suivant, où nous explique-rons comment les nymphes parviennent à paraître au. joursous la forme de mouches à deux ailes.

Les coques que se font de leur propre peau quantitéd’especes de vers qui vivent soit dans les excrémens de di-vers animaux , soit dans des chairs corrompues, & même les-coques de différentes eípeces de vers qui vivent des plan-tes, ne diffèrent en rien d’essentiel des coques dans léssquelles se transforment les vers de nos grosses mouchesbleues. Sur les unes pourtant les anneaux sont . un peuplus marqués que fur les autres ; il y en a fur lesquellesils sont a peine sensibles. Certaines coques ont leursdeux bouts plus pointus que ne le sont ceux des autres