2 îO MEMOIRES POUR L’HíSTOIREffes endroits que je sçache pour s’en fournir aux envi-rons de Paris, c’est auprès de Livry, dans un fossé quiborde le chemin vis-à-vis Notre-Dame des Anges, dansj endroit où est une belle 6c grande piece d’eau entou-rée d’arbres, & à laquelle aboutissent plusieurs allées.Dans les autres eaux des environs de Paris, à peine m’est-il arrivé de trouver deux ou trois de ces vers par an, 6cdans les fossés que je viens d’indiquer, j en ai pêché descentaines en quelques quarts - d’heures. ïís font aisés àprendre, ils nagent cependant, mais ce n’est pas avec lavivacité ordinaire aux poissons ; d’aiileurs ils fe tiennentvolontiers à la surface de Peau ; lorsqu elle est couvertede lentilles aquatiques, on n’a qu’à enlever des paquetsde cette petite plante, & les éplucher pour avoir desvers. Leur tête est petite, oblongue & écailleuse; leurcorps est long, un peu applati, je veux dire qu’il a moinsde diamètre à chaque endroit de dessus en dessous, qued’un côté à Pautre. 11 est composé de onze anneaux, ledernier * est le plus rond, le plus menu '6c le plus longde tous. Dans quelques vers * il a seul la longueur descinq à six premiers pris ensemble. II n’est pourtant pas* PI- 22 . %• à beaucoup près si long dans d’autres vers *. Cette re-marque sert dé j a à faire distinguer deux eípeces, oumême deux genres entre des vers qui sont d’aiileurs asséssemblables. Le premier des anneaux a un peu moins dediamètre que celui qui le fuit, le focond en a plus que leprécédent & moins que le troisième. Ce dernier, le qua-trième, le cinquième, le sixième, le septième & mêmele huitième différent peu entr’eux en grandeur, mais lestrois derniers plus longs que les autres, ont moins decirconférence, & en ont de moins en moins. La peauqui les recouvre tous, a beaucoup de consistance; quoi-que plus flexible que les peaux crustacées, elle lest moins
* Pî. 22. fig.
9. hì, & pi.
2?- 6Z- I, 2,
3 & 4. h i.
* Fig. 14.