des Insectes. VII . Mem . 317
îous ensemble sur lin cylindre. Ces fils ne font peut-êtrepas simplement ce qu’ils nous parodient, ils font peut-être creux, comme des especes de tuyaux.
Quoique les organes dont ces infectes font pourvuspour respirer l’air, leur soient incontestablement néces-saires , ils peuvent pourtant vivre fans le respirer, Sc pen-dant un temps plus considérable que je ne feuífe cru;ils peuvent même vivre au milieu dune liqueur peu ana-logue à celle dans laquelle ils fe tiennent, Sc capable defaire périr en peu d’instans les autres infectes. Je fis entrerdeux de ces vers vivans dans une petite bouteille, pleined’eíprit de vin, & longue comme font celles à eau demeliste, ils allèrent au fond, Sc ils s’y tinrent,fe donnantdes mouvemens qui montroient qu’ilss’y trouvoientmal;cependant au bout de vingt-quatre heures je trouvai unde ces vers encore plein de vie, il agitoit encore fa tête, ilfut peut-être encore plus de huit à dix heures fans périr.
Retournons à considérer nos vers par rapport à 1 ob-jet qui leur a fait trouver place dans ce Mémoire. Ilsdoivent devenir des mouches à deux ailes; Sc après toutce qtfon a lu dans les autres volumes, on n’est plusétonné d apprendre qupn infecte qui est né & a crûdans les eaux, devienne par la fuite habitant de 1 airSc ailé. Mais on s’attendroit à voir sortir d’un si long verune très-longue mouche, une mouche qui auroit unlong corps, comme f est celui des demoiselles, Sc onpeut être surpris de ce que ce ver íè transforme en unemouche dont le corps est très-court. II semble que lanature veuille dérouter ceux qui auroient envie de pré-dire, qifelle veuille forcer à voir fes productions. Cer-taines demoiselles qui ont le corps long, ont Cu jufqu’àleur dernière transformation, des corps aisés courts, Sc nosvers si longs doivent devenir des mouches très-courtes.
R r iij