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Tome quatrième.
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3 18 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE

D ailleurs, quand un de ces vers se transforme, Scaprès qu’ii s est transformé, íòn extérieur n offre aucunesingularité,& cela même en est une. Le ver transformé estsi semblable à ce qu’il étoit auparavant, 6c à ceux qui nefont pas transformés, que les yeux ne peuvent le distinguerde ceux-ci; on ne reconnoît qu’il a changé d état quequand on vient à le toucher; on le trouve roide, inca-pable de fe plier 6c de fe mouvoir, au lieu que les versnon métamorphosés, font mois, souples 6c fe meuvent.Aisés ordinairement le dernier anneau, celui de la queue* Pi. 22 . fig. (lu ver métamorphosé est redressé en haut *, il fait un2 6 fa» angle plus ou moins ouvert avec celui qui le précede-

o-5-r - 5 OU vent le neuvième anneau fait aussi un angle avec lehuitième anneau, mais tourné dans un sens contraire ausens du premier angle, de forte que la partie postérieure estalors en ziczac. Les vers qui font encore dans leur pre-mier état, font faire à leurs anneaux des angles sembla-bles à ceux dont nous venons de parler, mais des anglesvariables, 6c que l’infectefait diíparoître quand il lui plaît,au lieu que les angles de l’infecte métamorphosé, restentconstamment les mêmes.

Quand donc parmi les vers qu’on retire de l’eau, onen trouve de roides, on peut juger sûrement que ceux-ci ont perdu leur première forme, 6c que leur anciennepeau leur sert de coque. II n’est guéres d’infecte dans le-quel la fuite des métamorphoses s’accompliífe en moinsde temps. J’ai eu de ces vers chés moi qui cinq à six joursaprès être devenus roides , font sortis de leurs coques íbusla forme de mouches. La célérité avec laquelle ils fe mé-tamorphosent , jointe à des occupations qui m’ont distraitpendant le temps que leurs transformations fe faifoient,m’a empêché d’ouvrir des coques à temps pour voir si»comme nos vers de la viande, ils passent par 1 état de