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Tome quatrième.
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33 B MEMOIRES POUR L’HlSTOIREdans laquelle il í'e change en nymphe. Quand cette nym-phe paíse à i’état de mouche, la moindre partie du tra-vail qu’elle a à faire, est d ouvrir fa coque ; elle se trouvedans une seconde prison plus difficile à forcer que la pre-* PI. 24. fig. miére;il faut qu’elle brise & soûleve plusieurs libres * de* 7 ' f’ la galle, qui tiennent bien autrement ensemble que les deuxdemi-calottes ne tiennent à la coque; elle n’à cependantpour en venir à bout, que le gonflement de fa tête & de* b,m. son museau * : c est auffi pour elle un très-grand ouvrage,& quelquefois trop grand, fur-tout quand la galle s’estdesséchée,& que ses fibres font devenues trop roides &trop dures. Aussi ai-je vû plusieurs de ces mouches périraprès avoir allongé leur museau, Sc gonflé leur tête uneinfinité de fois pendant une journée toute entière, fansavoir pû réussir à aggrandir assés 1 ouverture qu'ellesavoient faite; elles avoient eu le malheur de trouver desfibres trop bien liées, trop dures, Sc qui s’étoient tropdesséchées chés moi, où les galles avoient été dans despoudriers tenus en un lieu sec pendant plusieurs mois.Les galles du même chardon qui restent dans la campa-gne, font attendries par la pluie, Sc à demi pourries peut-être lorsque les mouches doivent en sortir. Plusieurs deces mêmes mouches font cependant sorties heureuse-,ment chés moi de galles desséchées.

Quoique la mouche se serve utilement de la facultéqu’elle a de gonfler Sc d’allonger fa tête dans l’instantqu’elle veut ouvrir fa coque, il n’y a pourtant pas appa-rence que cette faculté lui ait été accordée pour cettefeule fin. Des mouches que j’ai tirées de leur coque,ont continué de faire prendre à leur tête alternativementplus Sc moins de volume, pendant un temps bien plus longque celui qui leur est nécessaire pour s’ouvrir une porte,& dans un temps où elles n’avoient point besoin de se

i’ouvrir