des Insectes. VIII. Mem. 33-
Ì’ouvrir. On pourrait dire que ía machine étoit montéepour se mouvoir de la sorte dans le temps où la mou-che avoit besoin de la faire agir pour se mettre en liberté ;mais si elle n’étoit montée que pour cette fin, des mou-vemens dune si longue durée lui seroient inutiles. II estVraisemblable que ces grands mouvemens de la tête fontencore nécessaires pour mettre en jeu toutes les partiesde l’insecte, & sur-tout ses liqueurs, pour déterminercelles-ci à circuler avec une vitesse plus grande que cellequ’elles avoient auparavant, Sc peut-être à élargir desvaisseaux trop petits; ce qui le prouve, c'est que j'ai vâplusieurs mouches qui, après être nées fans que j'eusseavancé leur naissance, continuoient encore à faire jouerleur museau en vessie.
Au reste r dès que la mouche a forcé une des demi-calottes, ou les deux calottes, dèsqu’elle a ouvert à moi-tié ou en entier le bout de fa coque, elle présente sa têteài’ouverture *; elle l'avance ensuite en dehors, & bientôtmême elle fait sortir une partie de son corcelet. Ses an- * H. 24,. fíg,neaux lui aident plus alors pour sortir, que fes jambes í*qui font encore empaquetées. Tout le corcelet n’esl paslong-temps à paraître, Sc lorsqu’ií se trouve en entier par-delà les bords de la coque, les jambes achevent de se tirerde leur enveloppe ; la mouche met d’abord les deux pre-mières hors de la coque, Sc ensuite les quatre autres. Dèsque les premières jambes sont sorties, tout ce qu’il y a deplus difficile à faire, est fait, la mouche s’en sert pour se■ tirer en avant ; Sc pour achever de dégager les autres jambes*& son corps, elle. laisse en arriére la peau mince & blan-che qui lui servoit d’enveloppe, Sc les trachées qui ap-partenoient tant aux stigmates postérieurs qu’aiix anté-rieurs. Les stigmates tant postérieurs qu’antérieurs, sontcollés contre la coque, chacun est uni à fa trachée, de làTome IVé . V u