des Insectes. VIII. Mem. 34*
raccourcies , si p lissées parviennent à acquérir de l'étendue »à devenir planes ; ce que nous avons dit ailleurs * du déve- * Tome l .loppement des ailes des papillons, est ressentie! de ce ^ em ' XIV 'que nous pourrions dire de celui des ailes des mouches;mais si on compare les plis des ailes des mouches avecceux des ailes des papillons, on remarquera qu’ils fontdifféremment diípoiës.
Prefqu'aussitôt que ía mouche s’esl tirée de fa coque,elle jette quelques excrémens d un gris blancheâtre & deconsistance de bouillie. Dès i’instant de fa naissance elleparoît grosse par rapport à la capacité de la coque danslaquelle elle étoit contenue auparavant, elle semble cepen-dant beaucoup plus petite encore que la mouche à la-quelle elle doit fa naissance. Quand on fçait que les inse-ctes n’ont plus à croître après leur dernière métamor-phose, on est porté à penser que la mouche nouvelle-ment née a dégénéré; mais on est bientôt détrompé,onn’est pas long temps à voir augmenter ses dimensions entous sens, & à la voir même devenir plus grosse que nele font les mouches de son efpece *. Cet accroissement * Pi. 24.%,subit n’est pourtant pas un accroissement plus réel que *3 & '*•celui des ailes; les parties trop rapprochées les unes desautres, emboîtées, pour ainsi dire, les unes dans les au-tres , s’écartent les unes des autres, la capacité du ventreaugmente, 6 c le corps paroît plus grand. Nous avons déjaparlé de ce phénomène à l’occasion des mouches desvers mangeurs de pucerons *, nous en avons expliqué la * Tome Ilï.cause qui est la même qui donne un accroissement si fu-bit au volume du corps de toutes les mouches nouvel-ment nées; l’air qu’elles commencent à reíjsirer, & qu’el-les respirent en grande quantité, est ici le principal agent;l’air qui s’introduit dans la capacité du corps, le gonfle.
J'en ai eu des preuves toutes les fois que je l’ai voulu ;
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