Band 
Tome quatrième.
Seite
344
JPEG-Download
 

344* MEMOIRES POUR L’HlSTOIREdune crisalide de papillon. D’aiíleurs,ce que nous avonsvu faire dans un cas semblable à la tête des mouches de laviande, nous apprend aisés ce que peut ici la tête de .no-tre mouche aquatique. Dès que le second anneau s'estfendu, il s’est dé/a détaché en partie de la calotte, & lesefforts que la mouche fait pour aller en avant, acheventde í en détacher entièrement ou presqu’entiérement : quel-quefois la calotte est entièrement séparée de l’anneau au-queí elle étoit jointe auparavant, & quelquefois elle lui resteunie en dessous par une très-petite portion de fa circonfé-rence. Dans l’un & dans l’autre cas la mouche a tou-jours une porte ouverte & également grande, une ou-verture qui a tout le diamètre du second anneau élargipar la fente qui y a été faite ; car lors même que la ca-lotte tient à l’anneau, elle y tient si peu que dès que lamouche fort, que dès qu elle avance, elle la renversé enembas, & la plonge fous leau.

Mais c’est 1 eau même qui devroit donner de Inquié-tude pour le fort de la mouche qui va naître, & qui m’ena donné pour elle, car les infectes ailés qui ont pris leuraccroissement dans l’eau fous la forme de vers, ne crai-gnent pas moins seau que ceux qui ont crû fur terre. Desmouches venues de vers aquatiques, fe noyent austì aisé-ment que les mouches venues de vers terrestres ; nousverrons dans la fuite que seau est fatale à quantité demouches de vers aquatiques, dès l'instant de leur naissance,qu elle les fait souvent périr avant qu'elles ay en t eu letemps d’achever de fe développer; mais celles qui sortentde nos longues coques ont été mieux traitées par la na-ture , l’eau est pour elles austì solide que la terre lest pournous. La mouche qui a ouvert íà coque, avance horifbn-*Pi. 2 j.fig. talement * comme avanceroit une mouche dom la coque-■ feroit fur le terrein íe plus ferme ; quand elle est parvenue