des Insectes. IX . Mem . z57la substance charnue des truff es & que celle des cerises ; j’enai trouvé au milieu des graines de laitues que mon jardiniereoní'ervoit pour semer. Ils n’avoient d’ailieurs rien de par-ticulier dans leur couleur, qui étoit blancheâtre, ni dansleur figure. Ils se sont métamorphosés comme tous ceuxde la même classe, & après leur dernière transformationils ont été des mouches brunes d’une grandeur au des-sous de la médiocre. Ces vers * qui íè font des fourreauxsemblables à des manchons avec le coton du saule, sontaussi de la première classe, & fe nourrissent des grainesdu même arbre. Nous avons fait graver ci-devant les figu-res d’autres vers * qui vivent des graines du marfau.maisqui ne s’avisent pas de se faire un fourreau du colon decet arbre.
Des vers de la même classe que les précédcns, & quipar la dernière de leurs transformations deviennent com-me eux des mouches à deux ailes de la première classe,ne se nourrissent que de matières animales. 11 y a un très-grand nombre d’efpeces de ces vers, quoiqu’ellcs soientsouvent difficiles à distinguer les unes des autres, parcequelles ont des figures assés semblables, & qu’elles sontpour fordinaire de la même couleur. Mais des différen-ces constantes & sensibles qui s’obfervent entre les mou-ches dans lesquelles des vers carnaciers se sont métamor-phosés, prouvent incontestablement que malgré une assésgrande ressemblance, ces vers sont d’efpeces différentes.Les goûts peuvent seuls aider à faire distinguer plusieurs deceux qui différent en efpeces. Les uns n aiment que leschairs, ou les liqueurs des animaux vivans, Sc les autresn aiment que les chairs des animaux morts. Quand nousavons fait connoître les ennemis des chenilles, nous avonsparlé au long de ces mouches à quatre ailes appellées ich-neumons, dont chaque semelle perce le corps d’une
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Tome J If.pi io. Jig.18.iT 19.
* PI. 12. s.g.13 & 15.