z;8 MEMOIRES POUR l’HISTOIREchenille en plus de vingt à trente endroits, & déposedans chaque trou un œuf, duquei fort un ver qui doit fenourrir & croître jusqu a fa dernière transformation, de la
* Tome II. substancedechenille.Dans le même Mémoire* nous avonsem. xi. p ar j^j es vers q U j p rennen t tout leur accroissement dans
le corps des chenilles, & qui par la fuite fe métamorpho-sent en des mouches à deux ailes semblables à quelques-unes de celles qui pendant i’automne fe tiennent dansnos maisons;au lieu que vingt ou trente vers & plus,deceux qui se transforment dans de petites mouches ich-n eu mons, vivent dans le corps dune même chenille, iin y a ordinairement dans ie corps de chaque chenille, qu’uuou au plus deux ou trois vers de ceux qui doivent deve-nir des mouches à deux ailes de l’espece que nous ve-nons d’indiquer. Je n’ai point trouvé à la mouche femelleune partie propre à introduire i’ceuf dans le corps de lachenille, je crois quelle se contente de le laisser collé sursa peau, & que quelques-autres mouches de la mêmeclasse y laissent un ver. Le ver sorti de sœuf, ou celuiqui a été déposé vivant, est bientôt en état de percer lecorps de cette chenille avec ses crochets & ses dards ; ilpeut agir contre la peau & les chairs de la chenille avec lemême succès avec lequel agissent les vers des grossesmouches bleues contre la chair de bœuf & celle de mou-ton la plus fraîche tuée & la plus dure, dans laquelle ilsfçavent s enfoncer en peu de temps.
L’histoire des pucerons nous a engagé à donner cellede leurs ennemis, & en particulier celle des vers de la
* Tome III- première classe * qui les mangent impitoyablement, & quipi. 30. fij. en font de furieux ravages. II y a plusieurs especes de ces
vers tres-aiíees a distinguer, dont chacune fe métamor-phose dans une espece particulière de mouches. Cesmouches font encore de la première classe, & I e g enïc