des Insectes. IX. Mem. z 6 5
avoient déposés fur un poisson qu’il ieur avoir aban-donné , ou plutôt offert. Dès le lendemain ces vers luiparurent avoir crû du double; cependant 1 accroissementqui s’y fit depuis ce jour-là jufqu’au jour suivant, eutencore de quoi lui paroître autrement merveilleux, & il enfut très-frappé. Après les avoir pesés, il trouva que lepoidsde chaque ver étoit de sept grains, & le jour précédentil avoit trouvé que vingt-cinq à trente de ces mêmes verspesoient à peine ensemble un seul grain : ainsi dans vingt-quatre heures ou environ, chaque ver étoit devenu 15 5 ou21 o sois plus pesant.Beaucoupd especes de vers pourroientnous donner des exemples d’un accroissement aussi pro-digieusement subit. Ceux dont nous venons de parler d’a-près Redi, étoient probablement des vers des grossesmouches bleues de la viande, qui font les plus grossesdes mouches qu’il ait eues des vers qui mangèrent sonpoisson, car les vers qu’il pèse, étoient apparemment ceuxde la plus grosse eípece. Nous allons auffi suivre ces mê-mes vers de la viande depuis leur naissance jufqu’à leurtransformation, pour achever l’histoire de ces mouchesbleues, dont les principaux faits font disperses dans lesMémoires précédens.
Nous avons fait admirer plusieurs fois l’instinél quiporte les mouches à déposer leurs œufs fur les matières ,&furies seules matières qui peuvent fournir un aliment con-venable aux petits qui en doivent sortir. Elles connoissentces matières de façon à ne s’y point méprendre. La mou-che, dont les petits doivent être nourris de viande, nedépose point ses œufs fur des excrémens, & celle dontles petits doivent tirer leur nourriture des excrémens,ne laissera jamais les siens fur la viande. Elles ne fçaventpas seulement choisir les matières de nature convenable,elles fçavent entre ces matières ne s’attacher qu a celles
Z z ij