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Tome quatrième.
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D E S I N S E C T E S. IX. Mem. 3 69ce que í’extérieur de fœuf offre de plus singulier. Lebord de cette languette est cannelé, comme ii le seroítíì elle étoit faite des bords de deux membranes appliquésf un contre l’autre : auíìi toute f enveloppe de l’œuf est-elíemembraneuse; les bords de la membrane qui la forment,semblent avoir excedé ce qu’il salioit pour fournir aucontour, & avoir été réunis réellement fun contre f au-tre pour composer la languette. Ce qui est de certain,c est que cette languette s entrouvre près d’un des boutsde fœuf, lorsque le ver fait des efforts pour en sortir *.

Ordinairement le ver est en état de paroître au jourmoins de vingt-quatre heures après que f œuf y a étémis. J’observai dans le mois d’Août une mouche quiavoit fait fa ponte à deux ou trois heures après midi. Latempérature de 1 air de 1 endroit où étoient íèsœufs, étoitmarquée par quinze degrés de mon thermomètre. Lelendemain à midi la plupart des vers étoient nés, & deuxou trois heures plus tard il n’en restoit plus à naître.L’ceuf * semble prendre des anneaux, lorsque le mo-ment où le ver en doit sortir, approche; ceux du verdeviennent plus marqués, & on les donne à la coque autravers de laquelle on les voit. La longueur de la fentequi laisse sortir chaque ver, a plus du tiers de la longueurde la coque. Les coques vuides n'ont plus leur premièrefigure, elles ne paroiífent souvent que des membraneschiffonnées.

Ces vers ne font pas plutôt nés qu’ils cherchent àmanger; ils se traînent d'abord sur le morceau de viande,& ensuite ils s’ensoncent dedans au moins en partie; ilsse fervent des crochets & du dard dont ils font pourvûspour la ratisser, ils la sillonnent. A mesure qu’ils en ontdétaché une petite portion, ils savaient; ils travaillent furta viande comme nous avons vû travailler ailleurs des

*PI. 26.6§,14. d d.

* Fig. 14.