des Insectes. IX. Mem. 379qui a appris à ía mouche à picquer, à faire entrer son œufdans la fiente à mesure qu'elle le fait sortir de son corps,a donné à cet œuf une figure qui peut empêcher que lamouche ne fy fasse entrer trop avant. La difficulté de fyenfoncer augmente lorfqu’il a été enfoncé jusqu a f originedes ailerons *; f œuf est arrêté par ses ailerons comme un * pï - 2 7 - %•clou de gérofle qu'on picque clans un citron, f est par fa li,C/C ‘tête. Le citron qu'on a picqué à plaisir de ces fortes declous, ne lest pas mieux qu’un tas d’une très-dégoûtantematière f est cfœufs de mouche *. * Fîg. 9 &
Le ver doit sortir de f œuf par le bout qui fe trouve I0 ’en dessus ; je n'en ai pourtant observé aucun dans fin-stant où il naissoit, mais ce qui est équivalent à savoirobservé, c’est qu’on peut remarquer qu après que les versfont éclos, le bout supérieur de chaque œuf * est plus * Fig. i«.large & plus plat, & que les deux ailerons font plus écartésf un de f autre. Chacun de ces vers ne reste pas plus long-temps dans son œuf, que le ver île la grosse mouchebleue reste dans le sien ; 6c Ion accroissement est, je crois,aussi prompt que celui de f autre; car ceux qui font sortisd'œufs pondus vers le 7 & le 8 d’Octobre, étoient transfor-més en mouches à lafindu même mois. J’avois eu foinde faire mettre de la terre dans le fond des poudriers 011 ilsétoient nés, ils entrèrent dans cette terre lorsque le tempsde leur première métamorphose fut proche, & ils s’y firentchacun une coque de leur propre peau, semblable à cellesdes vers des grosses mouches bleues, mais plus petite.
Les semelles des papillons ne s’accouplent qu’une foisdans leur vie, mais quelques-unes restent pendant lintemps considérable jointes à leur mâle; dès qu'elles s’enfont séparées, estes commencent leur ponte, & la conti-nuent presque sans interruption. La fécondation & laponte des mouches à deux ailes, ou au moins de quelquesTome IV . Bbb