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Tome quatrième.
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3B0 MEMOIRES POUR ^HISTOIREespeces* de mouches à deux ailes, ressemblent moins àcelles des papillons qu a celles des oiseaux. Les mouchesdes excrémens de cochons me í’ont appris, & peut-êtreseroit-il difficile d’en avoir la preuve, ou au moins unepreuve aussi sure,en observant d’autres especes de mouches.II y en a peu d’eípeces de celles que j'ai renfermées dansdes poudriers, qui, comme les mouches de celle-cy, ayentoublié qu elles étoient prisonnières, & qui se soient accou-plées dans leur prison, comme elles eussent fait si elles ensi-lent été en liberté dans la campagne. J’ai dit cy-dessus quej’avois mis deux paires de mouches dans un poudrieroù il y avoit de la fiente de cochon ; elles y furent misesíe loir, le lendemain fur les neuf à dix heures les mou-ches étoient encore accouplées, quoique la fiente parûtpiquée de beaucoup d’œufs; elles avoient donc pondu,& s étoient raccouplées depuis. Elles continuèrent cemanège au moins pendant quatre à cinq jours quellesvécurent. Quelquefois je n'en trou vois que deux accou-plées, & quelquefois les deux paires l'étoient; le nombredes œufs augmentoit journellement. A la fin la surfacede la fiente en fut si couverte, qu’il ne restofi pas deplace pour y en mettre d’autres, lans trop presser ceuxqui y étoient déja. La ponte de cette espece de mouches,& fans doute celle de beaucoup d’autres especes, se faitdonc à plusieurs reprises, comme celle des oiseaux, &Jes accoupiemens se réitèrent de même pendant plusieursjours de fuite. Quelques-uns de ceux des mouches quenous examinons, duroient plusieurs heures.

Je n’ai jamais vû faire qu’une ponte aux grosses mou-ches bleues, mais je ne sçais pas si avant que de pondredans le poudrier où je les avois renfermées, elles n’a-voient pas déja pondu ailleurs,& si elles n’eussent point faitplus dune ponte dans les poudriers, si le mâle eût été