des Insectes. X . Mem . 407ne sçait point si ces mouches font des petits vivans, ousi elles font des œufs, parce qu’on ne sçait point si lesvers qu’on a suivis dans tous leurs états, étoient sortis oun’étoient pas sortis d'œufs. Cent & cent circonstancespeuvent avoir empêché de retrouver des coques très-pe-tites par elles-mêmes,& qui le font encore davantage, &souvent défigurées lorfqu’elles font vuides.
II semble que pour s’astïirer qu’une mouche est vivi-pare, il faille la surprendre dans f instant de i’accouche-ment, ce qui est un instant rare & difficile à saisir. ïí y en apourtant d’autres moyens simples, ce font ceux dont j’aivoulu parler ci-deífus, & auxquels je ne me fuis pas aviséaisés tôt & aisés souvent d’avoir recours ; ily a, dis-je, desmoyens de reconnoître que des eípeces de mouches fontvivipares, quoique ie moment où elles doivent mettreleurs petits au jour, ne soit pas encore prêt d’arriver. Unde ces moyens est de bâter ce moment, de faire, pourainsi dire, accoucher la mouche avant qu’elle soit à terme.Quand on a pris une mouche qu’on reconnoît pour unesemelle, parce qu’elle a ie corps très-renflé & distendu,en lui pressant le ventre, on force des vers ou des œufsà sortir de son corps, selon qu’ii étoit rempli des uns oudes autres. Un autre moyen encore, mais qui paroîtraplus cruel, peut apprendre si une mouche est ovipare,ou si elle est vivipare, quoique le temps où elle doit vui-der son ventre, ne soit pas encore prochain; il n y a qu aIe lui ouvrir. Souvent alors la figure des petits corps quiy font contenus, fera autant distincte qu’il est nécessaire,pour qu’on puisse reconnoître s’iis font des œufs ou s’ilsfont des vers. Mais la figure de ces petits corps, íïit-elíeencore trop informe, leur seul arrangement mettra sou-vent en état de prononcer, quand on fera instruit, com-me on íe doit être par la fuite de ce mémoire, en quoi
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