des Insectes. X . Mem . 409
corps de la mouche. C’est un ver qui commence à voirle jour, & qui fait ses efforts pour achever de sortir ducorps de fa mere ; il ne lui saut que quelques instans pouren être entièrement dehors : fi on n’est pas attentif à lerecevoir fur quelque chose, ii tombe bientôt à terre.Celui-ci n’est pas plutôt sorti, que le bout d’un autre vercommence à fe montrer en dehors de f ouverture qui alaissé échapper le premier; ce second, au moyen de mou-vemens semblables à ceux que 1 autre s’est donnés, par-vient bientôt de même à paroître tout entier au jour.Un troisième succédé à celui-ci, & plus ou moins devers sortent ainsi à la file, du corps de la mouche qu’ontient entre ses doigts. La file ne fera quelquefois que decinq à six vers, & quelquefois elle fera déplus de trenteou quarante. Souvent il est aisé de faire recommenceri’accouchement qui a cessé, & de le faire recommencerà diverses reprises ; il ne s’agit que de presser aisés légè-rement le ventre de la mouche; les vers qui étoient pres-que prêts à naître, font déterminés par une pression quiles incommode, à chercher une issue plutôt qu’ils ne1 eussent fait ; ils fe hâtent de paroître au jour ; non-seulement la file en devient plus continue, elle fe dou-ble presque; celui qui suit n attend pas que celui qui leprécède soit sorti pour se montrer; tous veulent sortir àîa fois, ils sortent, pour ainsi dire, en foule ; aussi quel-quefois ai-je vû alors deux &même trois vers dans 1 ou-verture postérieure de la mouche ; à peine y en avoit-ileu un qui avoit commencé à paroître, qu’un second &ensuite un troisième parvenoient à s’y introduire, & celaavant que le premier eût eu le temps de s’en tirer; tousfe pressent alors de passer par la porte hors de la pielleils seront en liberté. L’ouverture dé j a grande par elle-même, peut encore être aggrandie par les efforts des