des Insectes. X. Mem . 411
c’est que la mouche, du corps de laquelle on a vû sortirun grand nombre de vers, meurt souvent au bout de quel-ques heures. Mais bientôt on ne peut plus méconnoîtreces vers pour ce qu’iis font, fi on leur présente de laviande ; sempreísement avec lequel ils Renfoncent de-dans , montre le besoin qu’ils ont de manger : or les versqui viennent de sortir du corps d’un insecte dont ils sesont nourris, n'ont plus besoin de prendre d'alimens, ilsn’ont plus qu a se préparer à leur transformation. Enfiníì on continue d’observer les vers sortis du corps de lamouche, on voit qu’ils hachent la viande, & qu'ils s’ennourrissent comme feroient les vers sortis des œufs desgrosses mouches bleues. On les voit croître à peu prèsaussi vite que ces derniers croissent. Au bout de quel-ques jours ils sont parvenus à toute la grandeur qu’ilspeuvent acquérir, ils sont en état de se transformer, de sefaire une coque de leur propre peau; une mouche, soitmâle, soit femelle, sort par la suite de chaque coque.La fémelle est parfaitement semblable à celle du corpsde laquelle on a vû sortir les vers. L’histoire de ces versest en tout si semblable à celle des vers des mouchesbleues, qu’en donnant l’histoire de ceux-ci, nous avonsdonné d’avance celle des autres. Les uns & les autres,parexemple, quittent la viande, ôc entrent en terre lorsqu’ilssont prêts de se métamorphoser.
J’ai observé deux autres eípeces de mouches vivipares,qui toutes deux sont à peu près du même genre que laprécédente, qui lui ressemblent de plus par le portd’aîles& par la figure des antennes, mais qui en différent parla forme du corps ; la forme du leur est moins allongée, elleapproche davantage de celle du corps des grosses mou-ches bleues. Ces dernières eípeces différent encore de lapremiere, parce qu’elles font moins grandes. L’une desTome IV. . F f f