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416 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREla lame est précisément égale à celle d’un des fœtus. Ilsont chacun un de leurs bouts fur une de fes faces, &1 autre bout fur f autre. Ce font ces bouts des fœtus quiforment de chaque côté fur le plat de la lame les petitsreliefs qui y paroiífent si bien travaillés. Lorfqu’on nevoit la lame que par fa tranche, elle y semble canneléeavec bien de fart. Les vers oblongs, presque cylindri-ques , & posés à côté les uns des autres, forment cescannelures. On ne parvient point à mettre l’intérieur dela mouche à découvert, fans causer quelque dérangementdans le tour extérieur de cette lame, & même dans quel-g. ques-uns des autres tours *, & c’esl de-Jà qu’il arrive qu’onvoit en même temps quelques endroits marqués de tuber-cules ronds, d’autres qui ont des cannelures annulaires, &d’autres qui en ont de torses.
Si on a bien ménagé tout en relevant la piece qui re-couvrait le ventre, une portion * de notre lame ou de hmatrice fera resté attachée à cette piece ; cette portion estétendue en ligne droite, & il est aisé de juger que lorsquetout étoit en place, la lame, après avoir fait son dernier tour,après être arrivée aisés près du corcelet, prenoit fa route enligne droite vers f anus, auprès duquel elle se terminoit.
Cette matrice a à peu près le même volume & les mê-mes dimensions dans les deux grosses efpeces de mou-ches qui ont une tache feuille-morte à f origine de leursailes. Après avoir déplié celle d’une de ces mouches, jeI ai mesurée, assés grossièrement pourtant : je lui ai trouvéplus de deux pouces & demi de longueur, ce qui estconsidérable par rapport à la longueur du corps de lamouche qui n a qu environ quatre lignes. Ce 11 a pas étéfeulement dans la vue de connoître le rapport de la lon-gueur de la matrice à celle du corps, que je f ai mesurée ; laquantité des vers qui y étoit contenue, ma paru être siconsidérable, que jai été curieux de fçayoir en gros à