des Insectes. X. Mem. 417quoi elle pouvoit aller, Pour cela j’ai compté combien iíy avoir de vers placés les uns fous les autres dans la lar-geur de la lame, & j y en ai trouvé vingt; fur une lon-gueur de la même lame d environ trois lignes, j ai comptécent vers, ainsi il y avoit deux mille vers dans cette lon-gueur de trois lignes. Or puisque la matrice avoir au moinsdeux pouces & demi de long, & quelle contenoit par-tout à peu près une égale quantité de vers, cette matricequi avoir dix fois trois lignes de longueur, logeoit dix foisdeux mille ou vingt mille vers.
Malgré leur extrême petitesse les vers contenus dansla matrice font aisés à reconnoître pour des vers,dès qssilsfont mis à découvert dans quelqu’endroit déchiré : avecle secours d une loupe forte, non seulement on distingueleurs anneaux, on voit encore mieux de petits traits noirsqu’ils ont à un de leurs bouts, à celui où est la tête, &qu’on juge être les crochets qui font propres à tant d ef-peces de vers de la première claífe. Les vers qui font dansia partie de la matrice qui est blanche, font moins prèsd etre à terme que les autres.
Nous ne fçaurions nous empêcher d admirer la prodi-gieuse fécondité qui a été accordée aux mouches de cetteeípece. Ce que nous devons admirer ensuite, c est quemalgré une fécondité si étonnante, ces fortes de mou-ches ne soient pas plus communes que d’autres qui leurressemblent, & dans les ovaires defquelles on ne trouveque deux œufs. Les vers des premières ont été destinésapparemment à nourrir d autres infectes auxquels il enéchappe très-peu.
On connoîtroit mal lappareil que la nature est obli-gée d’employer pour faire croître les fœtus dans le corpsde leur mere, si, fur le premier rapport des yeux, on ju-geoit que cette lame, qui occupe une si grande partie de