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Tome quatrième.
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422 Mémoires pour l’Histoire

II paroît donc certain que les vers des mouches vivi-pares naissent deux fois, qu’après s’être tirés de toutesleurs enveloppes, du conduit dans lequel ils ont pris leuraccroissement, ils fe trouvent dans la capacité ménie ducorps de leur mere, fur les parties, & entre les parties quiy font contenues ; peut-être ont-ils besoin d’y rester quel-que temps pour achever de s y fortifier, ou au moinspour préparer A trouver f ouverture qui doit leur donnersortie; car il est prouvé par quelques-unes des observa-tions rapportées cy-dessus, que les vers, quoique nés dansle corps de la mouche, ne peuvent pas encore sortir parson anus, puisque je n’ai point fait accoucher certainesmouches à qui j ai pressé le ventre, & que dès que le ventredes mêmes mouches a été ouvert par un coup de cizeau,les vers font sortis.

Mais par où ces vers sortent ils du corps de leur mere!feroient-ils avec leurs crochets l'équivalent de ce que nousavons fait avec les cizeaux! au moins n’incommodent- ilspas beaucoup leur mere lorfqu'ils marchent ou qu’iis setraînent fur ses parties intérieures. Si on accorde du senti-ment aux insectes, on croira que les accouchemens desmouches font très-douloureux. Mais peut-être que lesmotivemens que les vers fe donnent dans le corps de leurmere, n ont pour elle rien de violent. Nous avons dit qu’ilssortent par l’ouverture où est 1 anus de la mouche : voilàdonc une ouverture toute faite; niais il reste à découvrircomment ils parviennent à enfiler cette ouverture fansblesser le canal des intestins.

Au moins me paroît-il prouvé par une expérience queje vais rapporter, que ces vers même dans la plus grandenécessite, ne font point assés barbares pour faire uf a ê ede leurs crochets contre le corps de leur mere, pour s ens ' servir à le percer. Ayant pris une mouche grise vivipare *,