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Tome quatrième.
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des Insectes. A. Mem. 423Idont le ventre étoit très-renflé, 6c que je jugeai prête àfaire ses petits, je lui pressai le corps, 6c íur le champdeux vers en sortirent par l’anus. Alors je posai le boutd’un de mes doigts fur i’ouverture, pour arrêter ceux quis’y présenteroient. Mon dessein étoit de forcer les versqui íèroient retenus malgré eux dans le corps de la mere,à se faire une nouvelle issue. Pour les y contraindre, je prisavec un pinceau une goutte d’un vernis épais 6c siccatif,je lappliquai fur le derrière de la mouche, dans l’inslantque j en retirai le doigt. Malgré cette goutte de vernis, &quelques autres que je mis tout de fuite,plusieurs vers par-vinrent à paroître au jour ; ils ne donnèrent pas le tempsau vernis de prendre consistance. Je fus obligé d oter levernis, & de rappliquer mon doigt fur 1 anus, pour avoirrecours à un autre expédient qui me réussit mieux. Aprèsavoir fait allumer une bougie, je fis tomber une gouttede cire fur le derrière de la mouche, dans l’instant où jevenois d en ôter mon doigt. Un ver qui se pressa trop desortir, fut pris dans la cire; mais ce que je voulois arriva,h cire tint bien, 6c le derrière de la mouche fut solide-ment bouché. Je renfermai alors la mouche dans. un pou-drier avec un morceau de viande, fur lequel elle fe posa;elle périt même dessus; mais ce ne fut qu’au bout de huità dix heures, c’est-à-dire, qu’après avoir autant vécu dansje poudrier, qu’elle y eût vécu peut-être si elle s’y fûtdélivrée de ses petits. Mais aucun ver ne sortit du corpsde la mere, aucun ver ne le perça, ni n entreprit appa-remment de le percer. Au bout de trois jours presquecomplets, 6c plus de deux jours Sc demi après la mort dela mouche, je lui ouvris le corps; j’y trouvai encore qua-torze à quinze vers, tous très-vivans, de la grosseur deceux qui naissent, 6c la plûpart contenus encore dans leursenveloppes, dont ils ne manquèrent pas de fe tirer fur I e

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