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Tome quatrième.
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des Insectes. X. Mem. 433toutes les especesdont j’en avois trouvé dans les infusionsqui n’avoient pas pris le degré de chaleur capable de fairepérir des animaux. Les insectes qui fe trouvoient dans lesinfusions qui avoient bouilli, s y étoient donc rendus,ou plutôt y avoient été apportés d’ailleurs. Cela est cer-tain , & il est probable qu’ils dévoient leur origine à depetites mouches habitantes de l'air, qui avoient déposéleurs œufs ou leurs vers fur ces différentes eaux.

Mais on demandera comment il fe peut faire que nousne voyons pas avec le microscope tant de petites mou-ches, s’il est vrai qu elles existent, puisque nous voyonsles insectes auxqueis elles ont donné naissance, quoiqu’ilsdoivent être beaucoup plus petits que leurs meres. Laréponse est facile. Nous sommes les maîtres de placer &de tenir au foyer du microscope la goutte de liqueur peu-plée dune quantité innombrable de vers imperceptiblesà la vue simple, mais nous ne pouvons pas placer Sc re-tenir à volonté la même bulle d’air au foyer du micros-cope. D’ailleurs la quantité d’air répandue dans notreatmosphère, étant prodigieusement grande par rapport àla quantité d eau qui est propre à nourrir les vers aquati-ques, que íe microscope seul peut rendre sensibles, il s’enfaut beaucoup que les mouches qui viennent de cesinfectes, ne remplissent autant l’air que ces vers rem-plissent l’eau. De plus gros insectes aquatiques peuventnous donner une image de cette différence ; qu’on con-sidère dans des jardins des baquets où de l’eau croupitdepuis long-temps, en certaines faisons on verra qu’iín’y a pas de pouce cubique de l’eau de ces baquets, danslequel il n’y ait peut-être des centaines de vers de cou-sins ; or combien y a-t-il peu de pouces cubiques de l’airde ce jardin, dans chacun desquels il y ait un cousin !

II y a même quelque lieu de douter si nous n’entre-yoyonspas dans l’air avec nos propres yeux, les mouches