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Tome quatrième.
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434 MEMOIRES pour l’Histoire

qui donnent naissance à tant d’eípeces de vers d’une peti-tesse íi prodigieuse. Si dans un jour serein on regarde sixe-ment le cid, on apperçoit dans l’air une infinité de pe-tits tourbillons qui approchent assés de ceux qui paroiss-ien t dans seau prodigieusement peuplée de nos petits in-sectes. Ces petits tourbillons font-ils de pures illusionsde nos yeux ! on peut le soupçonner ; il seroit cependantsingulier que les illusions fussent à peu près les mêmes pourtous les yeux. Mais si ces tourbillons font réels, ils peu-vent bien n’êrre autre chose que des mouches qui volti-gent en l’air. Imaginons des yeux qui ne pourroient voirdistinctement un animal moins gros qu’unbœuf; quandde tels yeux se trouveroient dans un marais plein denuées de cousins, les nuées de cousins leur paroîtroientce que paroissien t à nos yeux les petits tourbillons dontnous venons de parler, ce que paroîtroit à nos yeux unair tout rempli de mouches d’une petitesse proportion-née à celle des insectes aquatiques que le seul microscopepeut rendre visibles. Entre ces insectes des liqueurs, les plusgros, & ceux qui ont été observés les premiers, font les an-guilles du vinaigre. M. Mentzellius est parvenu à voir lamétamorphose de ces anguilles, il les a vû devenir des mou-ches. S’il nous étoit permis de suivre les plus petites es-peces de ces insectes, peut-être les verrions-nous de mêmeíè métamorphoser. Ce que noussçavons de mieux en phy-sique, est assurément ce que nous pouvons voir, mais pour-tant nous pouvons y étendre nos connoissances par-delà ccque nous voyons. Nos yeux nous ont montré que lescorps en repos n’étoient mis en mouvement que par d’au-tres corps eux-mêmes en mouvement ; quand nous voyonslin corps qui se meut, quoique les corps qui font détermineà íe mouvoir, ne nous soient pas visibles,nous sommes fon-dés à croire qu’il a été mis en mouvement par d’autrescorps. II est