444“ MEMOIRES POUR l’Histoirede même. Ces crochets ne peuvent être découverts qu’a-vec le secours de la loupe; le ver d’ailleurs les cache en.certains temps. 11 peut même faire disparaître preíque tou-tes lès jambes déja peu longues, parce qu’il les retire,quand il veut, dans Ion corps; mais aussi il les fait sortirquand il lui plaît de s en servir pour marcher. Les crochetsqui les terminent Ion t li fins, qu’iis trouveroient prise furdes corps durs 6c polis. Ils font dií'polés en deux rangs;ceux du rang le plus proche du bout font les plus longs,mais leur nombre est plus petit que celui des crochetsplus courts qui compoíênt le rang qui précede; les uns 6cles autres íont roux. Les jambes de la première paire le ter-*pi. 32 . %. minent par une partie applatie en main *, 6c non par un» Vi 6 11 k° ut cylindrique » comme l’est celui des autres jambes *.
La queue du ver est destinée à un autre mage 6c plussingulier que celui qui lui a été attribué par Goedaert;mais pour le connoître, il falloit être mieux instruit de lanature du ver même, que ne lont été la plupart des natu-ralistes qui font fait graver. Ils font cru un iníècte ter-restre, 6c il est un insecte aquatique; ce qui pourtant n’apas été inconnu à Swammerdam, & à Vallifnieri. (festdans seau qu’il prend tout son accroissement ; il n'en fortque lorfqu’il fe prépare à la première des métamorphosespar lesquelles il doit passer pour devenir ailé. Comme je11 avois jamais trouvé ces vers que fur terre, 6c que quel-ques-uns qu’on m’avoit apportés y avoient été pris, jene m’étois pas avisé d aller les chercher dans les eaux ; jen’en avois jamais eu qu’un à la fois, 6c dans des tempsassés éloignés les uns des autres ; mais il vint un jour oùj en eus dans un instant un grand nombre à ma disposi-tion. Je faisois vuider devant moi une cloche de verreremplie dune eau qui me paroissoit trop corrompue;beaucoup d'infectes aquatiques avoient péri dans cette