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Tome quatrième.
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des Insectes. XI . Mem . 44. yeau, & quantité de feuilles s y étoient pourries, auffi lefond de la cloche étoit couvert d une houe noire &puante. Sa puanteur ne m’empêcha pourtant pas de l’ob-íèrver, Sc je vis bientôt que cette boue demandoit à êtreobservée. J’apperçûsqu’eile étoit pleine de vers qui ne su-rent pas difficiles à reconnoître; leur longue queue les ca-ractérisent aisés. Je fis retirer de cette boue plus de deux censvers à queue de rat. Je les fis laver pour la plupart dans deseau claire : après avoir été lavés, ils parurent du blancdont font communément les vers de la viande 6c ceux desfruits. Je les distribuai en difïérens poudriers, où je neleur donnai preíque que de l’eau pure, Sc qu’autant qifiien falloit pour qu’elie put s'élever de deux pouces audessus de leur corps. Je jettai seulement dans les pou-driers quelques petits paquets de feuilles à demi pourries,que j’avois tirées de la boue, Sc lait laver.

Ces vers ne furent pas long temps dans une eau claire,fans me faire voir à quoi leur íert leur longue queue; jefçûs bientôt que, quoiqu’ils dussent croître fous seau, ilsavoient besoin, comme beaucoup d autres infectes aqua-tiques, de respirer 1 air, & que leur queue étoit l’organepar le moyen duquel ils íereipiroient; qu au bout de cettequeue étoit l’ouverture, l’elpece de bouche qui donneentrée à l’air qui doit être conduit dans le corps qui estíous seau ou au milieu de la boue. D abord que les verseurent été mis dans le poudrier, ils s’y agitèrent de diffé-rentes manières, chacun se chercha une bonne place; lesuns nagèrent entre deux eaux, les autres marchèrent íoitle long des parois, íoit fur le fond du vase; mais enmoins d’un quart d’heure tout fut à peu près tranquille,

6c quand je vins alors à les observer, ils m'offrirent unpetit spectacle auquel je ne m’attendois pas, Sc qui meplut beaucoup. Je vis * trente à quarante petites tiges ou * Pi. zo.

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