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Tome quatrième.
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446 MEMOIRES pour l’Histoiretuyaux, c’est-à-dire, autant qu’il y avoit de vers, qui paral-lèles les uns aux autres, au moins dans leur partie supé-rieure, s’élevoient jufqu’à la surface de seau. Tous cestuyaux, toutes ces tiges étoient les queues d autant devers; chacun avoit fait en forte de conduire ie bout de lasienne précisément à la surface de seau. Entre ces vers,les uns avoient la tête embas, leur derrière étoit la partiede leur corps la plus élevée ; la queue de chacun de ceux-ci montoit presque perpendiculairement, elle faiíoit toutau plus quelques legeres ondulations; d autres-vers étoientfur le fond du vaíè, quelques-uns même y marchoient;les queues de ces dernières, comme les queues des autres,atteignoient la surface de seau, chaque queue fe coudoitaisés proche de son origine, pour se mettre dans une dire-ction verticale. Les unes s’élevoient en ligne droite, d’au-tres faisoient des sinuosités dans une partie de leur éten-due , des S simples ou doubles.

La íurface de seau étoit élevée environ de deux pou-ces au dessus du fond du vase dans lequel étoient les vers;leurs queues étoient donc longues de près de deux pou-ces , & c’étoit assurément là d’assés longues queues pourdes vers dont le corps avoit au plus sept à huit lignes delongueur. Mais je crus qu’ils pouvoient les allonger encoreplus, Sc je voulus sçavoir jusqu’où ils en pouvoient porter1 allongement; le moyen de le voir étoit simple : dès que cesvers aimoient à rester fur le fond du vase, & qu’ils avoientbesoin de tenir le bout de leur queue fur la surface deìeau, il n y avoit qu a obliger cette surface à s’élevcr,pour voir jusqu’à quel terme le bout de la queue la pour-roit suivre, sans que le ver fut obligé d’abandonner lefond du poudrier. Je versai d’abord assés d’eaupour faireïnonter la surface de celle du poudrier d un demi-pouce,A après quelques instants je yis ie bout de la queue de