des Insectes. XI . Mem . 453verte tant par-dessus que par-dessous, de poils roux &très-courts que la vûeíiraple ne découvre point.
Leur anus, 1 ouverture par laquelle ils font sortir leursexcrémens, n’est qu’une fente dirigée transversalement,
& située entre la dernière paire de jambes & sorigine dela queue. Autour de la mcme ouverture, on voit quel-quefois dix à douze appendices * longs de quelques li-*Pi. 30. %.gnes, qui flottent & jouent dans seau, Sc qui font au-tour de l’anus une frange composée de très gros brins. yf/,/.
J’ai souvent cherché à voir cette frange fans y pouvoir par-venir ; aussi n y a- t-il qu un temps où les vers font paraîtretous ces appendices, c’est celui où ils se déchargent de leursexcrémens. 11 semble que le ver, pourvuider ses intestinsde la matière qui y est contenue, soit obligé de les fairesortir de son ventre. Si on observe ces appendices à laloupe, * ils paraissent n’être faits que par un vaisseau plié * Fîg. 12 &plusieurs fois; dans fendrait où chaque appendice semble se 1 3-terminer, il se recoudepour retourner versfanus. Quandle ver n’a plus d’excrémens à rendre, il fàit rentrer dansson corps cette espece de frange de vaisseaux.
Des fragmens de feuilles pourries, beaucoup d autresmatières corrompues qui se trouvent dans les eaux, Sc di-verses sortes de boues qui ne font pas purement terreu-ses, fournissent à ces vers leurs alimens les plus ordinai-res. J’en ai tenu dans des vases remplis d eau claire, où jene leur ai donné que du pain, qui mont paru y croître,ils y ont au moins vécu pendant plusieurs semaines, c’est-à-dire, jusqu a ce qu’ils ayent été en état de se métamor-phoser. Aussi quoiqu’on rencontre de ces vers au milieud’une boue d’une puanteur insupportable, il ne s'ensuitpas qu’une telle boue leur soit essentielle, il s’ensuit seu-lement qu’elle ne leur est pas contraire, Sc qu’ils peuvents en accommoder. Mais ils peuvent naître & vivre dans
Lil ij