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Tome quatrième.
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des Insectes. XI . Mem . 455apparemment telle qu’ils la cherchoient,legere & médio-crement humide. Ils s’enfoncérent fous cette terre, ils ysubirent toutes leurs métamorphoses, & n’en sortirentque sous la forme de mouches. Ainsi les mêmes insectesdoivent passer la première & la plus longue partie de leurvie fous seau, ils en doivent passer une autre fous terre,6 c enfin ils passent la dernière partie de leur vie dans l'air.

de n’ai pas toujours offert de la terre aux vers à queuede rat qui étoient prêts à se métamorphoser; la terre souslaquelle ils aiment à se cacher, ne m’auroit pas permisd’observer les changemens qui íè dévoient faire dans leurextérieur; j'en ai renfermé souvent dans des boîtes de boisvuides. d'ai parlé, en passant, d’une liqueur que le corpslaisse échapper; cette liqueur est gluante, quand le vers'arrête, elle colle contre le bois la partie du corps quile touche. Lorsque la colle 11’attachoit que la partie po-stérieure ôc un bout de la queue, la métamorphose nes’en faisoit pas moins bien ; mais lorsque tout le dessousdu ventre se trouvoit attaché contre le bois, le ver péris-soit sans pouvoir se transformer, d'en ai quelquefois se-couru de ceux qui souffroient pour avoir une trop gran-de portion de leur corps collée ; en les mouillant je dé-trempois la colle qui les retenoit ; aussi-tôt ils se met-toient à marcher, Sc alloient se fixer dans un autre en-droit où ils se métamorphosaient.

Ces vers font de ceux qui se transforment fous leurpropre peau, de ceux dont la peau devient une coque,fous laquelle l’insecte perd la forme de ver, & prend peuà peu celle de nymphe, qu’il conserve jusqu’à ce qu'ilsoit en état de se défaire de ses dernières enveloppes, Sc deparoître avec des aîles. Pendant que le ver est tranquille,le blanc de fa peau s’efface peu à peu, elle devient jau-nâtre, la queue s’affaisse Sc se ride; elle reste pourtant

LÍI ii|