des Insectes. X I. Mem. 465
sa transformation ; j’eus donc lieu d’être très-surpris au
tout de cinq à six heures, de ne le plus trouver le même
que je l’avois laissé. Entre les changemens que j’y vis, celui
qui me frappa le plus. & que je considérai avec plus de
plaisir, ce fut celui de la position des deux grandes cornes;
je les avois laissé couchées toutes deux *, ayant Tune Sc * ?!. z 2 . KZ.
l’autre leur bout très-proçhe de celui de la coque, Sc je
les vis l’une & l’autre dressées, presque perpendiculaires
au corps de l’insecte*, Sc ayant leurs bases où elles les *Fig. ç.c,*.
eussent eu si tout fe fut passé dans 1 ordre ordinaire, si la
portion de coque que j’avois emportée, fut restée en place.
En même temps que je voyois ces cornes en place, iím’étoit aisé de juger comment elles y avoient été con-duites. Des chairs voisines de la tête avoient été pousséesdu côté du dos, Sc s’étoient renversées de ce côté-là, ellesavoient donc dû obliger les cornes à avancer vers le même.côté Sc à fe dresser. Si on fe rappelle ce que nous avons dit *Mem.rn*ailleurs * de la maniéré dont l’insecte métamorphosé pourla première fois dans la coque, parvient ensuite à se méta-morphoser en nymphe; si on se rappelle qu’il y a au boutantérieur de l’insecte, une petite cavité de dedans laquelleXortent successivement les jambes, les ailes Sc la tête de lamouche, on concevra aisément que lorsque de pareillesparties ont commencé à sortir du bout antérieur de notredernier insecte, ses cornes ont dû être poussées en arriére,
Sc redressées; les parties molles Sc comme charnues, qqi.de l’intérieur de l'insecte font venues en dehors, ont dûproduire tout ce jeu.
On doit pourtant avouer que c’est là un jeu de mécha-nique, qui demande une grande précision dans 1 exécu-tion ; il faut non seulement que chaque corne soit renver-sée en arriére, il saut qu’elle le íbit de maniéré queson bout soit précisément pointé contre I endroit de la