470 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREtrachées se trouvent encore alors dans la nymphe.
C’est par leur queue que ces vers ont d’abord attirénotre attention : nous ne nous sommes presque arrêtés àconsidérer dans leur intérieur, que les instrumens & lescordages employés à rallongement & au raccourcissementde cette queue ; nous avons sur tout sait remarquer les deuxgrosses trachées qui y ont fi grande part; mais nous n’avonsrien dit de deux vaisseaux du ver, aussi considérables ouplus considérables que les trachées, & dirigés comme
* Pi- Z2. fig. elles de la tête vers la queue, qui souvent sont plus plats *, .
1 ' e> e ' 6t dont les côtés font quelquefois ondés ; ils font d’un• blanc de lait, au lieu que les trachées font d’un blancsatiné & luisant; auíïi sont-ils pleins dune liqueur lai-teuse, plus épaisse que le lait.
Ces vaisseaux ont un volume damant plus grand parrapport à celui du corps, que la métamorphose du ver estplus prochaine; aussi pensai-je que la liqueur épaisse &laiteuse qu’iis contiennent, y a été préparée & rassembléede loin, quelle est destinée à nourrir les parties de la nym-phe , que ces deux vaisseaux font dans notre ver ce quefont les corps graisseux dans les chenilles. Qu on ne crai-gne pas que nous prenions ici les conduits des alimensdu ver, pour les réservoirs du suc nourricier de la nym-phe; le canal continu qui forme l’œsophage, l’estomach& les intestins de ce ver, est aisé à trouver, il est aisé dele voir dès son origine, & de voir où il aboutit; maisil n'est pas aussi aisé de le suivre dans tous ses contours6c dans toutes ses dépendances; quoique moins gros queles vaisseaux laiteux, il est dune grosseur assés considé-rable iorsqu’il est plein, comme i I T est en certain temps»d’une matière d’un brun un peu verdâtre; il ne devientqu’un filet lorsqu’il s’est vuidé. On voit pourtant encorealors de petits grains d’un brun-verdâtre, rangés à la file