472 MEMOIRES pour l’Histoirecornes sont des organes qui sont devenus inutiles à ía mou-che; on trouve pareillement une grosse trachée qui tientà chacune des petites' cornes.
Si toutes les mouches de vers à queue de rat ne peu-vent parvenir à sortir de leur coque, qu’au moyen d unemanœuvre à laquelle j ai vu qu’une mouche de cette es-peceavoiteu recours, leur sortie est beaucoup plus labo-rieuse que ne lest celle des autres mouches. 11 leur estapparemment plus difficile de se défaire des organes dela respiration, ou de quelques-auires parties propres à lanymphe. Nous avons vu que les autres mouches sortentnon seulement de leur coque la tête la première, nousavons vu même que leur tête est le seul instrument quellespeuvent employer pour ouvrir leur coque, 6c qu’elles lafont agir alors d’une façon bien singulière » qu’eiíes la gon-flent & la contractent, qu’elles Rallongent & la raccour-cissent successivement. 11 m’avoit paru si général aux mou-ches à deux ailes, de parvenir à ouvrir leur coque par cetteméchanique, que je n’avois pas soupçonné qu’il y en eutdes especes qui s y prissent autrement; auffi n'ai je pointcherché à surprendre nos mouches de vers à queue derat, dans l’instant qu’elles sortoient de leur coque, maisun hasard m’a montré cette année ce que je ne sçavoispas qu’il fallut chercher à voir. J’obscrvai une coquedont la mouche n etoit pas encore sortie, mais dont elleétoit prête à sortir; elle venoít de faire sauter la piece*PI. 3 3.fig. antérieure *, celle à laquelle tiennent les deux petites4 & cornes ; le trou que cette piece avoir laissé à la coque,me permettoitde voir une partie de la mouche, qui sai-son geoi t 6c se raccourcissait successivement : je crus quecette partie étoit la tête, & quand je feus un peu con-sidérée, je reconnus quelle étoit le derrière; la moucheavoit donc alors ie derrière où elle avoir la tête un peu