des Insectes. XI Mem. 473
auparavant, où elle l’avoit lorsqu’eiie étoit nymphe ; pourpasser cie Tétât de nymphe à ceiui de mouche, elle s’é-toit donc retournée bout pour bout. Quand on íçait àquel point la coque est remplie par la nymphe, un pa-reil retournement paroît bien difficile, tout autrementdifficile que celui des grandes cornes dont nous avonsparlé ci-devant. Enfin ce retournement singulier en lui-mème, est particulier à notre mouche. Mais dès que c’estle derrière de la mouche qui doit sortir le premier, c’estle derrière qui doit se gonfler & se contracter, s’allonger& se raccourcir alternativement p.^r forcer la piece dela coque qui sert de porte; en un mot le derrière doit êtrechargé de tous les mouvemens que j’avois vû faire à celuide la mouche que j’avois surprise dans l’opération. Aucontraire la tête de cette mouche ne devoit pas alors êtrecapable de se gonfler & de se contracter, comme le sontles têtes des autres mouches naissantes. Pour voir ce quien étoit, je tirai la mouche de fa coque en la tenant parle derrière; je l’en mis dehors fans causer le moindre dé-rangement à aucune de íès parties. Si la tête eût été capa-ble de dilatations & de contractions successives, c’eut étéalors quelle me 1 eut fait voir, & je lui vis une figure très-confiante; à peine montra-t-elle, même étant pressée, unpetit bout de museau assés menu.
Les différences de grandeur qu’on peut aisément re-marquer entre différens vers à queue de rat prêts à setransformer, & entre les coques des nymphes, íuffiroientpour prouver qu’il y a plusieurs especes de ces sortes devers; mais on en a encore une preuve moins équivoque,lorfqu’on voit les mouches qui viennent de vers qui dif-férent sensiblement en grandeur, & même de vers de-gale grandeur. Les vers en dissérens états, dont les figu-res remplissent la planche 30 , font des moins grands, &