$22 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREinéchanique que le diamètre d u trou est augmenté. Desbosses devenues aussi grandes qu’elles le doivent devenir,ont encore des trous beaucoup trop petits pour donnerpassage au ver ; c’est à lui à rendre le trou aussi grand qu’illui convient qu’il le íòit: la nature en a appris au ver leplus fur, le plus doux & le plus simple des moyens, c’estcelui auquel nos Chirurgiens ont souvent recours, pourtenir des playes ouvertes, ou pour étendre leur ouver-ture; ils tiennent des tentes pressées dans le trou qu’ils veu-lent aggrandir. Deux ou trois jours avant celui où le verdoit sortir, il commence austì à faire uíàge de son der-rière , comme d’une tente, pour augmenter le diamètre dutrou de son habitation. Nous avons fait remarquer qu’end’autres temps il tenoit le bout de son derrière à fleurdu bord intérieur du trou, mais alors il fait entrer íbnderrière dans le trou même, il l’éleve quelquefois jufqu’àla surface du bord extérieur; il le tient-là quelque temps;mais la gêne qu’il y souffre, le détermine ensuite à l’entirer : bientôt il l’y fait rentrer, pour l’en retirer encore ; c’estun manège qu’il répete pendant deux à trois jours, & plusil le répete de fois, & plus il est en état détenir long-tempsson bout postérieur dans le trou, il y est moins à l’étroit.
Lors même que l’on ne voit point le bout postérieurdu ver dans le trou, & qu'il n y est pas actuellement, onpeut connoître si le ver a déja commencé à l’aggrandir ;on en a une preuve si le contour du trou est net, s’il n’ya point un anneau de matière purulente desséchée autourde son bord intérieur. Le ver qui revient d’intervalie enintervalle dans le trou, ne permet pas au pus de sortir austilibrement qu’il sortoit auparavant, & ne permet pas à celuiqui fort,de fe durcir autour du bord intérieur du trou,ni même d’y rester.
Enfin le jour qui précédé celui où le ver doit sortir,
& quelquefois