des Insectes. XII. Mem. 52 1que sept des petits trous avoient rendu. Ii est donc certainau moins que ces trous font des bouches par lesquellesl'air fort du corps du ver. D’autres efpeces de vers, aux-quelles nous n’avons pas apperçû ces trous, peuvent lesavoir; peut-être que les leurs font beaucoup plus petits,Sc qu’ils nous ont échappé par leur petitesse.
Mais il est temps de voir comment le ver qui a pristout son accroissement, parvient à sortir d’une habitationoù il ne lui convient plus de rester. Quoique la porte,i ouverture d’une grosse bosse soit déja plus grande quecelle des petites, elle n est pas encore proportionnée auvolume du corps du ver. Le ver, quoique gros, pourroitabsolument passer par un trou assés petit, car la pres-sion des doigts , en force de gros à sortir par de petitstrous ; mais il ne feroit pas dans le pouvoir du ver demettre son corps à une si grande torture, de le fairepasser, pour ainsi dire, à la filière. M. Vallifnieri a penséqu’à mesure que la bosse grossissoit, la peau qui la cou-vroit devenoit plus mince, & que le trou croissoit enmême-temps; il peut bien fe faire que la peau diminued'épaisseur en détendant, mais ce dont elle diminue n'estpas sensible. J’ai ouvert une bosse dont le ver venoit desortir, & sen ai ouvert une qui étoit encore applatie,je n'ai pas trouvé sensiblement moins de résistance à coupería peau de la première, qu’à couper la peau de l’autre, Scmes yeux n’ont pû appercevoir de différence entre leursépaisseurs. D ailleurs, la peau pourroit s'émincer fans quele trou en devînt plus grand; il feroit même plus favorableà l’augmentation du diamètre du trou, que la bosse devîntplus grosse, fans que la peau devînt plus mince & plusétendue, car alors la peau laisseroit du côté du trou plusde vuide, un vuide proportionné à l’augmentation de lasurface de la bosse. Mais ce n’est point du tout par cette