des Insectes. XIII. Mem. 591
différens endroits; peut-être qu’ils avoient toujours perçéde trop petits vaisseaux ; peut-être aussi que ces jours-làmon sang n’étoit pas à leur goût, qu’ils cherchoient endifférens endroits pour en trouver de plus agréable quecelui qu’iís avoient bû d abord.
La picquûre faite par une pointe aussi sine que lestcelle de J aiguillon d’un cousin, devroit être presque insen-sible; la pointe de la plus fine éguille, est, par rapport àcelle de cet aiguillon, ce que la pointe d’une épée est, parrapport à celle de cette éguille. Une si légere blessure sem-bleroit devoir être fermée sur le champ, & ne devoir êtresuivie d aucun accident fâcheux; cependant des tumeurs,quelquefoisassés considérables, s’élevent dans 1 endroit quia été picqué. 11 n’y a aucune apparence que ces élevûressoient, comme la voulu Leeuwenhoek, les suites natu-relles d’une blessure, faite par un instrument d une figureparticulière : mais c’est que la playe n’est pas une simpleplaye; elle a été arrosée par une liqueur capable de l’irriter.On volt sortir cette liqueur en diverses circonstances, dubout de la trompe, on en voit sortir une petite goutted une eau très - claire ; j ai quelquefois apperçû cette li-queur dans la trompe même ; quelquefois pendant quej’obfervois une trompe vis-à-vis le grand jour, & avecune forte loupe, j’ai vû dans son intérieur précisémentce qu'on voit dans des tubes capillaires de verre, dans destubes tels que ceux des thermomètres, lorsque la liqueurqui y a été introduite, fe trouve partagée en diverses co-lomnes, par des bulles d air qui s'y font engagées.
Mais pourquoi le cousin qui n’a qu’à fuccer notre íàng,neseconteme-t-il pas de le fuccer î Cherche-t-il à nous fairedu mal pour nous en faire! veut-il empoisonner la bles-sure qu’il nous fait! S’il a des intentions, il n’enapasdefìmauvaises, ou, pour parler plus exactement, ce que f Auteur
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