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Tome quatrième.
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592 MEMOIRES POUR L’HISTOIREcl u cousin a voulu, ce n’est pas précisément que ce petitiníeéle nous fit souffrir par íès picquûres, mais il a vouluque le cousin pût se nourrir du sang des animaux, du notremême; & notre sang est apparemment trop grossier & tropépais pour lui. Nous avons vû ailleurs que les papillons &les mouches, pour mettre le miel des fleurs, pour mettre lesucre en état de passer dans leur trompe, íbnt obligés dedélayer ces matières, que leur trompe veríèdessus une eauqui les rend plus fluides. II y a grande apparence que notresang n’a pas le dégré de fluidité qu’il doit avoir pour cou-ler dans la trompe du cousin, qui, avant que de tenterde fy faire entrer, le mêle avec une eau très liquide. Cetteeau d’ailleurs peut être nécessaire pour assaisonner le sangdont le cousin se nourrit. Ce n’est pas assés de faire en-trer dans notre estomac des viandes hachées menu, oubroyées; pour qu’elles puissent s'y bien digérer, elles doi-vent être imbibées de salive. Le cousin qui n’est pas pourvûde dents, & qui n’en doit pas avoir pour agir contre l’ali-ment liquide qu’il fait passer dans son estomac, imbibecet aliment, notre sang d’une liqueur propre à le fairefermenter ; nous nous trouvons mal de ce que cela doitêtre ainsi.

II n’y auroit rien de mieux pour empêcher le mauvais

effet des picquûres des cousins, que de délayer fur le champavec de seau, la liqueur qu’ils ont laissée dans la playe.Quelque petite que soit cette playe, il ne seroit pas diffi-cile d’y introduire de seau ; en la grattant fur le champ, oní’aggrandiroit, & il n y auroit qu’à la laver après lavoiraggrandie: quelquefois je me fuis trouvé bien (savoir eurecours à ce remède. Mais on est souvent picqué par uncousin, sans s’en appercevoir, on ne íçait quelquefois qu’ona été picqué, qu’au bout de plusieurs heures, quand onen est averti par la fermentation qui se fait dans la blessure;