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y pondra, puissent croître, 6c parvenir à être des mouches.C est dans {'intérieur de certains morceaux de bois qu'ilsdoivent être logés pour se trouver à leur aise ; aussi ietalent qui a été accordé à ces abeilles, est celui de creuserdans íe bois de longs trous, 6c il est assés exprimé par lenom de Perce-bois que j’aí cru leur devoir imposer. Ellesfont réellement très-habiles dans fart de íe percer en flûte :elles sçavent creuser dans un morceau de bois plantédebout, un trou long de 12 à 15 pouces, qui a par toutun diamètre soffiíànt pour les laisser entrer 6c sortir libre-ment. Quelquefois la même mouche perce trois à quatrede ces longs trous dans un seul morceau de bois, lorsqisila une grosseur qui le permet. Leurs dents font les in-struments avec lesquels elles en viennent à bout. Nosperceuses ne s’adressent pourtant pas au bois le plus dur,elles n’attaquent que celui qui a eu Ie temps de íe sécher,6c qui commence à íe pourrir. Des montants de vieuxberceaux, des piliers de contr’eípaliers, de simples échaias,font les pièces dans lesquelles elles travaillent le plus sou-vent ; elles exercent quelquefois leurs dents sor des portesépaisses, sor des contrevents 6c sor des bancs de jardin.Un trou long de 12 à 15 pouces fur y à 8 lignes dediamètre, doit paroître un grand ouvrage pour une mou-che, quand on pense à la quantité de sciure quelle estobligée de détacher 6c de transporter : ce trou n’est néant-moins, pour ainsi dire, que la cage du logement quef abeille veut construire ; il lui reste à le partager en cellulesdont chacune est haute de 7 à 8 lignes, 6c destinée à unseul ver ; il lui reste à en faire un logement à un grandnombre d’étagcs dont chacun n a à la vérité qu'une piéce,mais séparée de celle qui la fuit par une eípece de plan-cher. Chaque plancher est fait de divers anneaux con-centriques, composés de grains de sciure attachés les
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