PREFACE. >x
lins Alix autres par de la colle. Si le trou est dirigé hori-íòntalement, les cellules au lieu de former des étages,font en enfilade. Avant que de songer à séparer la pre-mière piéce de la suivante, avant que de faire le premierplancher ou la première cloison, elle y loge l'infecte quidoit f habiter, ou, pour parier plus exactement, elle ydépose un œuf d’où doit sortir un ver qui par la fuite de- 'viendra une abeille. Mais ce n’est pas astes d’avoir pourvuáu logement du ver, il faut pourvoir à fa subsistance, lemettre en état de vivre & de croître : il ne fçauroit fenourrir du bois dont il est environné, il a besoin d unenourriture plus délicate, que la mere ne feroit pas en étatde lui apporter, quand les cellules qui doivent être dispo-sées en file, auront été construites.
Cette abeille fçait que la feule nourriture qui con-vienne à son ver, est une pâtée composée, comme celledes bourdons, d'étamines de fleurs humectées de miel;elle la lui prépare, & lui apporte. C’est une merveille dontnous avons déja eu des exemples; mais ce que cettemouche, comme quelques autres dont il fera fait men Jtion dans la fuite de ce volume, íçait & fait de plus, nefçauroit manquer de nous en paroître une nouvelle. Laquantité d’aliments nécessaire pour fournir à l'accroiste-ment complet de chacun de íès vers, lui est connue, Scelle la leur donne avant qu’ils soient nés. Quelle est parminous la mere qui connoiífe le poids & le volume des ali-ments de toutes efpeces qui doivent être consumés parl’enfant qu elle vient de mettre au jour, pour qu’il par-vienne à l’âge virilï La Perce-bois instruite, ou qui agitcomme si elle f étoit, de la quantité de pâtée dont a besoinun de ses vers pour parvenir à être mouche, la porte danssa cellule, & construit ensuite la cloison ou le plancherdont nous avons parié. Sur ce plancher elle dépose unTome VI. b