PREFACE .
pour un seul .Maçon une maison de village. Elle seuleest pourtant chargée du soin de ramasser les matériaux,ôi de les mettre en œuvre. Son mortier, comme le nôtre,a du fable pour base, mais mêlé avec un peu de terre;elle va fur des tas de gravier, fur des allées sablées, secharger de celui qui lui convient ; elle le choisit grain àgrain. Elle ne fait pas entrer, comme nous, de la chauxdans la composition de son mortier, mais elle y suppléepar un équivalent, elle le mouille avec une liqueur gluantequelle Elit sortir de sa bouche ; cette liqueur retient lesuns contre les autres les grains qui íè touchent. Aprèsavoir formé entre ses dents une petite pelotte de grainsde fable choisis, & assés humectés, après s’être chargéedune petite motte du mortier qu’elle a fait, elle se rendà son attelicr pour le mettre en œuvre. C’est entre sesdents quelle porte cette motte, ce sont aussi ses dentsqui rappliquent dans i’endroit où elle doit être mise, quif applatissent & qui la façonnent ; c'est de quoi 1 adroiteouvrière vient bien tôt à bout : bien tôt aussi elle repartpour aller chercher une nouvelle charge de mortier.Combien de courses n’est-elle pas obligée de sure pourapporter toute ía matière qui entre dans la compositiond’une seule cellule! D’en faire une entière, n est pour-tant à peu-près pour elle que í’ouvrage d’une journée.Nous ne devrions pas nous en tenir à une admirationstérile des procédés de cette mouche, nous devrions ten-ter de parvenir à faire de meilleurs mortiers, Sc moinschers que ceux que nous employons journellement, en
liant des grains d’un fable convenable avec quelqu’eípecc
de colle à bon marché.
D autres eípeces de mouches que celles dont nousvenons de parler, font aussi leurs nids de mortier, maismoins bon, ii est presque de pure terre ; aussi les logeiit-elles