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qui les ont faits, Sc qui ont dû leur coûter bien du travail.Au premier coup d’œil chaque nid ne paroît qu’unepetite malle de mortier que des Maçons ont laissée parnégligence fur un mur, & quelquefois même il ne semblequ’une épaisse plaque de boue telle qu’une éclaboussûrejettée par les roués d’une voiture pesante. Mais quandon a détaché une de ces masses de mortier, on trouvedans son intérieur huit ou dix cavités, plus ou moins,dont chacune est remplie, soit par beaucoup de pâtée& par un très-petit ver, soit par un ver bien plus gros& par peu de pâtée, soit seulement par une nympheou par une mouche. Chacune de ces loges ne semblequ’un trou percé dans une masse de mortier. L’abeilleen cherchant à rendre son ouvrage solide, cache, pourainsi dire, sart avec lequel elle le fait : la masse est unassemblage de cellules qui ont été bâties successivementles unes auprès des autres, & dans différentes directions ;elle a donné d’abord à chacune la figure d’un petit déà coudre, qu’elie a rempli entièrement de pâtée, Sc danslequel elle a laissé un œuf ; après quoi elle a fermé lebout du dé qui étoit ouvert. Sept à huit cellules de mêmeforme doivent composer un nid; quand elles font finies,la mouche (car cet ouvrage, quelque grand qu’il paroisse,est l’ouvrage d’une feule) remplit les vuides que les cel-lules laissent entr’elles, avec du mortier plus grossier quecelui dont elle les a faites. Toutes les cellules ne formentplus alors qu’une masse que la maçonne recouvre encoreen entier d’une épaisse couche de mortier, afin que lesdépôts précieux qui font renfermés dans son intérieur,soient mieux défendus contre les injures de i’air. Unemême mouche ne s’en tient pas probablement à consstruire un seul nid qui, par rapport à ía grandeur Sc à fesforces, semble un ouvrage aussi considérable que le íeroit