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Tome sixième.
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XIX
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P R E' F A C E. xïx

toute la pâtée qui lui a été donnée, se sile une coque danslaquelle il devient nymphe, Sc ensuite mouche.

Des observations qui me manquoicnt lorsque j ai dé-crit * les procédés de ces adroites ouvrières, mont apprisque parmi elles, comme parmi les autres abeilles, lesfémelles portent un aiguillon, Sc que les mâles font dé-pourvus de cette arme. D autres observations in’ont encoreappris ce que je ne sçavois pas alors, que leur façon dese charger des poussières d 'étamines dont elles font lapâtée à leurs petits, est différente de celle dont les mouchesà miel, Sc. de celle dont les abeilles perce-hois s’en char-gent. Elles ne la mettent point, comme les premières,en deux pelottes, dont chacune est arrêtée fur une jambepostérieure; Sc elles n'en font point, comme les secondes,une eípece de lourde botte à chacune de leurs dernièresjambes ; elles s en recouvrent tout le ventre ; peu à peuelles parviennent à y en appliquer une couche fi épaisse,que les jointures des anneaux restent à peine sensibles.

II est fait mention au commencement de ce qua-trième Mémoire, de plusieurs autres esseces d abeilles quis en tiennent à des ouvrages plus simples que les étuis defeuilles; elles se contentent de percer en terre des trouscylindriques : les unes les dirigent horisontalement, & lesautres verticalement ; les unes les creusent dans de la terrecompacte, & les autres dans un fable gras. Ces trous n ontqu’autant de diamètre qu’ií en faut pour laisser passer lecorps de i’abeille qui les a creusés : les uns ont sept à huitpouces de profondeur, Sc les autres n'en ont que trois àquatre ; mais tous ont un fond très-uni fur lequel la mou-che apporte la provision de pâtée nécessaire au ver quisortira de ì’ceus quelle va pondre. La pâtée n’occupequ’une petite partie de la longueur du trou, la mouchecomble le reste, elle le remplit de ía terre même quelle

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* Mém. 4»