xx PREFACE
en avoit tirée, Ces derniers procédés n’ont rien d aisésfrappant pour que nous devions nous y arrêter. Nousrapporterons plus volontiers ceux dune eípece d’abeillesqui fait le sujet le plus intéressant du cinquième Mé-moire. Ces abeilles n ont qu’une grandeur au-dessous dela médiocre; comme quelques unes de celles dont nousvenons de parler, elles creusent perpendiculairement enterre des trous qui ont environ trois pouces de profon-deur, & dont chacun doit être le nid d un de leurs vers.Elles ne veulent pas que ce nid reste brut, elles semblentse plaire à le jparer ; au moins est-il réel qu’elles bornent,& dans le goût où nous aimons à orner nos appartements.Elles donnent à leurs nids des tentures qui, pour la vivacitéde leurs couleurs, ne le cedent pas à nos tapisseries de.damas cramoisi : la Nature les leur fournit. Elles en vontcouper les pièces dans des fleurs de coquelicot, elles lesportent dans leur trou, elles les y étendent, appliquent& assujettissent contre ses parois, qu’elles en recouvrententièrement ; en un mot elles semblent mériter le nomd’abeilles tapissières que nous leur avons donné. Si pour-tant elles se déterminent pour des tentures de pétales decoquelicot, on ne pensera pas que ce soit parce qu’ellesfont touchées de la beauté de leur couleur ; probablementelles se sont décidées pour elles par la considération d’unavantage plus réel. II est peu de fleurs qui puissent fournirdes feuilles aussi flexibles que celles des fleurs de coque-licot, ainsi il n’en est point qui puissent être plus aisément& plus exactement appliquées contre les murs circulairesde la cellule. Ces mouches s’écartent pourtant de notrefaçon de tendre, en ce quelles mettent au moins deuxtentures lune fur l’autre. Enfin ce n’esl que pendant untemps assés court que la cellule doit rester tendue, jus-qu a ce que la provision de pâtée ait été portée dans Ic