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Tome sixième.
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XXII
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xxi; PREFACE.

la plupart des autres eípeces de mouches, elles mangentles entrailles de celles quelles attrapent. Elles vont parpréférence à la chasse des abeilles auxquelíes elles fontfort supérieures en force ; elles en détruisent tous les ansun grand nombre. Pendant qtfelles font leurs plus re-doutables ennemies, elles semblent être leurs émules, vou-loir disputer avec elles en industries de différents genres.II y a des guêpes, comme des abeilles, qui vivent ensociété, celles de quelques efpeces composent de très-nombreuses républiques, & celles de quelques autres n’enforment que de très-petites. Enfin il y a beaucoup d ef-peces de guêpes solitaires qui ne montrent pas moins detendresse pour leurs petits, que les abeilles solitaires enmontrent pour les leurs, & qui ont recours à des moyensaussi singuliers que ceux que ces dernières employeurpour les loger commodément, Sc pourvoir à leur sub-sistance. Après avoir donné dans ce sixième Mémoireune idée générale dés parties qui caractérisent les guêpes,nous nous y sommes bornés à l’histoire de celles de 1’efi-pece la plus commune dans ce pays, qui pour l’ordinairefont leur établissement fous terre ; elles y construisentce nid ou guêpier qui en certains temps est peuplé deplusieurs milliers de mouches, c’est une eípece de villesouterraine qui ne doit pas nous paraître moins digned’admiration que la ruche la mieux fournie de mouchesà mielt son intérieur, comme celui de celle-ci, est remplide gâteaux composés de cellules de figure exagone ; tousfont renfermés fous une enveloppe commune, construiteavec beaucoup d’art. II est vrai que la matière dontfont faites les différentes parties du guêpier, ne peut pasêtre utilement employée à nos usages, elle n est qffunassés mauvais papier. Mais quand nous ne voudrionsnous prêter à admirer que ce qui peut nous être utile,

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