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Tome sixième.
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XXXII
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xxxij P R E' F À C E r

la chair, pour ainsi dire, dont ils se nourrissent, iís neveulent manger que celle d animaux vivants, ou presquevivants. Ceux que les vers de certaines eípeces aiment,font de mauvais mets pour ceux de différentes autreseípeces; mais ces vers de différentes eípeces font tous servisà leur goût par leur mere. Chacune porte dans la celluleoù le sien est prêt à naître, une provision de gibier toutvivant : lune ne lui donne que de petites chenilles, uneautre fournit le sien de vers semblables à des chenilles,une autre va pour le sien, à la chasse des mouches,& nechoisit que celles de certaines eípeces ; car telle portedans le nid de petites mouches à deux ailes, une autrey en porte de grosses, l’une n y fait entrer que de cellesqui ont le corps long, & d autres n y font entrer que decelles qui font court. Enfin d’autres guêpes, & d’autresguêpes - ichneumons mettent dans la cellule de leur verune provision d’araignées dune certaine efpece. Cetteprovision est souvent de douze ou treize infectes, plusou moins, siiivant leur grandeur. La mere mure eníuitela cellule qu elle a remplie en partie d’insectes d une cer-taine eípece. Cette précaution est nécessaire, car ceux quiont été entassés dans la petite caverne étant pleins de vie,n’y resleroient pas. Non feulement ils font vivants, mais ilspeuvent vivre íans manger, jusqu a ce qu’ils soient mangéseux-mêmes par le ver qui doit croître à leurs dépens, Scqui les dévore les uns après les autres. Quand il a mangé fadernière chenille, ía dernière mouche, íà dernière araignée,il n’a plus besoin de prendre de nourriture, il se méta-morphose en une nymphe, qui devient ensuite une guêpeou une guêpe-ichneumon. C'est ordinairement en volantque la mere porte à son nid les uns après les autres, lesinfectes qui ensemble font f approvisionnement completdu ver qui y doit naître. Mais j'ai yû une guêpe-ichneumon

dune