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Tome sixième.
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XXXV
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PREFACE . xxxv

quelques - unes portent au bout d un long corps, unequeue deux ou trois fois plus longue que celui-ci, n'ontpas besoin d’être à l’affût du moment où une mcre estobligée de quitter le nid quelle a commencé, pour faireà courses à la campagne. Quoique le nid soit clos detoutes parts 6c fini, quoiqu’il soit d’une matière très-folide,tine semelle icbneumon parvient à placer un ou plusieursœufs dans son intérieur. Cette queue d’une longueur sidémesurée, 6c qui ne semble propre qu a embarrasser, estf instrument au moyen duquel elle y parvient. Elle estcomposée de trois pièces, dont celle du milieu est unetarriére à laquelle les deux autres font un étui. La mouchefçait contourner fa queue comme elle le veut, 6c la porterou il lui plaît. Quelques-unes la font passer fous leur ventre,6c la conduisent bien en devant de leur tète, pour percerdans des couches d’un fable gras durcies par le soleil, destrous qui pénétrent dans {'intérieur des nids où certainesguêpes ont logé leurs vers avec une provision d’inscctesvivants. Le ver qui mange ceux-ci est à son tour mangépar celui qui sort de fceuf de l’ichneumon.

Nous avons dû voir avec admiration dans les Mémoiresprécédents, tant de différents moyens, tous singuliers.auxquels des mouches de différentes efpeces ont recourspour loger 6c nourrir leurs petits. Les mouches dontil s’agit dans le dixième Mémoire, ne paraissent pas êtredes meressi tendres, ni si bien instruites, 6c elles n’avoientpas besoin de l'être plus quelles le font; elles laissent toutsimplement leurs œufs fur du fable, ou fur une terre pul-vérisée qui se trouve au pied d’un vieux mur, ou dansquelqu’autre endroit à i’abri de la pluie. Les mouchesdont nous voulons parler, sont de la classe de celles qui-ont le corps le plus long 6c le plus éfiié, d’un des genresdes mouches appeilées Demoiselles ; en un mot, ces,

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