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Tome sixième.
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XXXVII
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PREFACE, xxxvîjmalgré la pente les grains de fable ne cedent pas toûjoursfous ses pieds ; lorfqu’il est auífi léger qu’une fourmi, ilfait avec succès des pas vers le haut de f entonnoir. Leformica-leo ne néglige pas alors une ressource qtfil a pourfe rendre maître de ía proie qui lui échappe : fa tête estplatte, mais il peut 1 elever en haut, & fabaiífer avec vitesse,au moyen d’un coi très-mobile, à qui elle tient ; avec fatête, comme avec une pelle, il fait voler du fable en 1 air,A cela dans une telle direction, que les grains retombentpour la plupart fur l’infecte qui grimpe avec beaucoupde peine: ces grains le frappent, & font pour lui ce queferoit pour nous une grêle de pierres. Le formica-leo nesen tient pas à ce premier jet de fable, il ne ceífe d’enlancer en f air de nouveaux, de faire pleuvoir le íàble,que lorsque le malheureux insecte a été forcé par descoups redoublés de tomber dans le fond du trou. Dèsqtfil y est, les cornes du formica-leo le saisissent & lepercent. Ces cornes ne font pas de simples armes meur-trières; le formica-leo n’a pas une bouche ou une trompeplacée comme f est celle du commun des infectes ; maisil a pour ain fi dire deux bouches, une au bout de chaquecorne, ou, pour parier plus exactement, chaque corne estune trompe avec laquelle il fucce & fait passer tout ce quefintérieur désinfecte pris a de succulent. 11 le desseche aupoint de rendre friable celui qui étoitmol, St le jette ensuitehors de 1 entonnoir ; après quoi il attend patiemment lehazard heureux qui lui en procurera un autre. La grandeurde f entonnoir a quelque proportion avec celle du formica-leo qui l’habite. De le faire n’est pas pour lui un ouvrageaussi simple qu’on fimagineroit ; il commence par creuserlin fossé circulaire qui en limite lenceinte, au-dehors delaquelle il jette peu à peu le fable ôté de la masse de figureconique qui doit être enlevée : ia jambe qui fe trouve vers

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