xxxviij P R Ë' F A C E.
['intérieur du trou, charge la tête de sable qiseile sait ensuitevoler dehors. II marche en tournant autour de la maíTe defable, mais en faisant beaucoup de poses, car dès qu’il a faitlin pas, il s’arrêtepour charger sa tête; enfin, après un grandnombre de tours, tout le fable a été jette hors du trou.Quand le formica-leo a pris son accroissement complet,il se construit une coque sphérique, dont l’enveloppe ex-térieure est composée de grains de fable, ou de terre liésensemble par desfils de íoye; niais il employé la soye seulepour en tapisser sintérieur d’une tenture blanche qui a leluisant du plus beau satin. La filière qui fournit la íoye, està son derrière. Enfin, l’insecte renfermé dans fa coque s’ymétamorphose en une nymphe qui devient une demoi-selle , dont les couleurs n ont rien de frappant, elle estpresque grise.
C’est l’onziéme Mémoire qui fait passer sous nosyeux un grand nombre d’especes de Demoiselles, dont lecorps est paré de belles couleurs souvent rehaussées parun brillant doré ou argenté. Toutes ces demoiselles peu-vent être distinguées des autres par le surnom d’aquati-ques , non seulement parce qu’ellesíè tiennent volontiersau bord des rivières, des ruisseaux, des étangs & des mares,mais fur-tout parce que c’est dans seau quelles fontnées, & quelles ont pris leur accroissement. Nous lesrangeons fous trois genres, dont chacun comprend beau-coup d’especes. Le corps de celles du premier genre,quoique long, lest moins proportionnellement que lecorps de celles des deux autres genres, &■ est plus grosà son origine qu a son extrémité, au lieu que celui desautres est tout d’une venue. La forme de la tête fait dis-tinguer les demoiselles du second genre , de celles dutroisième : la tête des premières est ronde, & celle desautres a plus de diamètre d’un côté à sautre que du devant