xîij PREFACE.
C’esl encore dans seau que vivent pendant tout íetemps qu’ils' ont à croître, des infectes dont le douzièmeMémoire nous donne f histoire, qui deviennent des mou-ches qui n'on t rien de plus singulier à nous offrir quela courte durée de leur vie de mouche ; elle n est pasaisés exprimée par le nom d’éphémeres qu’on leur a im-posé. Une vie d un jour est par rapport aux mouches dequelques-unes de ces especes, ce que la vie des Patriar-ches a été par rapport à la longueur de la nôtre : le coursnaturel de celle de certaines éphémères, n est que de peucl’heures, & même de moins d une heure. 11 y a pourtantdes mouches, qui ont d’ailleurs les caractères des éphé-mères, qui vivent communément plusieurs jours. Toutesont été d’abord des six-pieds ou vers hexapodes ; ces versse transforment ensuite en des nymphes dune figure peudifférente de la leur, & qui comme eux, marchent fursix jambes. Elles & les vers ont des ouïes, ainsi qu’en ontles poissons, mais placées en-dehors du corps : chacundes six à sept premiers anneaux en a une de chaque côté.Ces ouïes au premier coup d’œil paroiífent des houppesde poils, quelques-unes en font aussi, mais d’autres font depetites palettes en maniéré de feuilles ; d’autres font échan-crées. On s’arrête volontiers à considérer avec quelle vitessel'infecte les agite lorfqu’ií est en repos. Quelques nymphesd’éphémeres les tiennent couchées fur leur dos, d’autresles portent parallèles, & d’autres perpendiculaires au planfur lequel elles fe tiennent posées. Ces différents ports desouïes nous ont mis en état de distinguer trois genres denymphes. II y en a des especes des unes & des autres quifont errantes, qui nagent & qui marchent dans seau, quiy vont fur des plantes, qui fe cachent fous des pierres;mais d autres dont les premières jambes font des ins-truments propres à fouiller la terre., & qui en devant de