P R E' F A C E, rfiif
I» tête ont deux crochets encore plus propres à un pareilusage, se font chacune un trou dans les berges des rivières,où elles se tiennent aises constamment. Les berges desbords de la Seine & de la Marne sont criblées au-dessousdu niveau de seau, de trous qui se touchent, sur-toutdans les endroits où il y a des lits de glaise, ou d uneterre compacte. La direction de chaque trou est pouri ordinaire horisontale ; il est moins simple que ceux que secreusent la plupart des autres insectes; le même a deuxouvertures, & est divisé dans presque toute sa longueur,en deux branches parallèles, par une mince cloison dçterre. Les insectes qui habitent de pareils trous le longdes bords de la Seine ct de la Marne, sont^ ceux àl’histoire desquels nous nous sommes le plus arrêtes ; ellenous fournit peu de faits pour tout le temps où ils sontsous seau, quoiqu’ils y vivent environ deux ans : ils senourrissent de la terre même du trou où ils sont loges.Les faits les plus intéressants qu’ils ont a nous offrir , sepassent en moins d’une heure, c’est-à-dire, depuis le mo-ment où ils commencent à se transformer .en mouches,■jusqu’à celui où les semelles ont pondu leurs oeufs , aprèsquoi il ne leur reste plus qu à mourir. Tout doit s’acheverpromptement dans des mouches si pressées de vivre. Ellesont quelque chose de la forme des papillons , & doiventêtre mises au rang des mouches papillonnacées ; elles sontaussi grandes que des papillons dune grandeur peu au*dessous de la médiocre. Leurs ailes supérieures d un blançjaunâtre, ont de l’ampleur ; leur corps est long & ter*miné par une queue beaucoup plus longue; celle dessemelles est faite de trois filets égaux : le filet du milieude la queue des mâles, est court en comparaison des deuxautres. Ces mouches donnent chaque année fur les bordsde ja Seine ct de la Marne aux environs de Paris, uu
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